fidèle au passé

Les Canadiens n’ont jamais aimé les murs nus. En fait, dans le Nouveau monde, presque tout était peint – les murs, les moulures, les planchers et le mobilier. Au début, les types de peinture comprenaient le blanchissage à la chaux, la peinture de lait et le vernis à l’huile de lin. Ce dernier conférait aux peintures un lustre plus permanent, car il se mélangeait aisément avec des pigments en poudre naturels comme l’oxyde rouge, l’ocre jaune, le bleu cobalt et le noir lampe. La peinture étant mélangée à la main pour chaque projet, les couleurs et les textures étaient quelque peu inégales, et ce n’est que vers la fin du 19e siècle que les peintures commerciales prémélangées furent offertes au public.

Les conceptions actuelles font preuve d’un grand respect envers les connaissances passées. Que l’on remette à neuf avec amour une ancienne propriété, ou qu’on garnisse un loft de boiseries et d’antiquités, les propriétaires apprécient les nouvelles palettes plus riches, nuancées et évocatrices. Aussi classiques qu’une veste de daim ou une petite robe noire passe-partout, ces couleurs imprègnent sans effort la pièce d’un style qui transcende les tendances. Il s’agit d’authentiques couleurs des 18e et 19e siècles à utiliser à l’intérieur et à l’extérieur, aussi belles et intemporelles aujourd’hui qu’elles l’étaient autrefois.